Le MO/GO est un pantalon de randonnée à assistance motorisée développé par la start-up Skip, issue du laboratoire X d’Alphabet, en partenariat avec la marque Arc’teryx. Un module motorisé placé au niveau du genou, piloté par des capteurs, aide les muscles des cuisses en montée et amortit l’effort en descente. Annoncé en 2024, il reste un produit de niche, coûteux et à disponibilité limitée.
- Le MO/GO a été développé par Skip, start-up issue de X (le laboratoire d’innovation d’Alphabet), avec le fabricant canadien Arc’teryx.
- L’assistance se concentre sur l’articulation du genou : elle soutient les quadriceps en montée et freine le mouvement en descente.
- Le système fonctionne sur batterie, dont l’autonomie limite l’usage à des sorties à la journée.
- Le produit vise d’abord les randonneurs gênés par les genoux ou par l’âge, plus que les sportifs cherchant la performance.
- Il ne remplace ni l’entraînement, ni les bâtons de marche, ni un avis médical en cas de douleurs articulaires.
Sommaire
Marcher plus longtemps en montagne sans sentir ses cuisses brûler dans les montées ni ses genoux souffrir dans les descentes : c’est la promesse du MO/GO, un pantalon de randonnée équipé d’un exosquelette motorisé. Longtemps réservée aux laboratoires et à la rééducation, cette technologie arrive, timidement, dans le monde de l’outdoor.
La rédaction fait le point sur ce que l’on sait de ce produit : qui le conçoit, comment il fonctionne, à qui il s’adresse, ses limites et les solutions plus classiques pour soulager ses jambes en randonnée. Cet article ne repose pas sur un essai du produit, mais sur les informations publiées par ses concepteurs et la presse spécialisée.
Qu’est-ce que le pantalon MO/GO ?
Le MO/GO est un pantalon de randonnée à assistance électrique développé par Skip, une start-up issue de X, le laboratoire d’innovation d’Alphabet (maison mère de Google), en partenariat avec le fabricant canadien de vêtements techniques Arc’teryx. Il a été présenté publiquement en 2024.
Son principe : un pantalon technique classique, auquel s’ajoute au niveau de chaque genou un module motorisé amovible, relié à une batterie. On parle d’« exosquelette souple » ou d’« assistance à la marche » : il ne s’agit pas d’une armature rigide qui porte le corps, mais d’un appui ponctuel apporté à l’articulation.

Le site recense aussi un article plus général sur le pantalon de randonnée motorisé qui facilite montées et descentes, qui replace ce type d’équipement dans son contexte.
Comment fonctionne l’assistance motorisée ?
L’assistance repose sur des capteurs qui analysent en continu la position et le mouvement de la jambe, et sur un moteur au niveau du genou qui délivre un couple au bon moment de la foulée.
- En montée, le moteur aide à étendre la jambe au moment de la poussée, ce qui soulage les quadriceps.
- En descente, il freine le mouvement et absorbe une partie de l’effort excentrique, celui qui fatigue le plus les cuisses et sollicite fortement les genoux.
- Sur le plat, l’assistance est plus discrète, voire inactive selon le mode choisi.
Le fonctionnement dépend d’une batterie, ce qui impose de surveiller l’autonomie : selon les informations communiquées, elle couvre une sortie à la journée, pas un trek de plusieurs jours sans possibilité de recharge. Le module ajoute aussi du poids par rapport à un pantalon classique, qui pèse généralement entre 300 et 500 g.
À qui s’adresse ce type de pantalon ?
Ses concepteurs ont présenté le MO/GO comme un outil d’accessibilité plus que de performance. Il vise en priorité :
- les randonneurs qui ressentent des douleurs ou une fatigue importante aux genoux, notamment dans les descentes ;
- les marcheurs plus âgés qui souhaitent continuer à pratiquer des sentiers avec dénivelé ;
- les personnes qui reprennent la marche après une période d’inactivité et souhaitent un soutien ponctuel.
Pour ces profils, pouvoir parcourir un sentier jusque-là jugé trop exigeant peut représenter un vrai changement. Pour un randonneur en bonne condition physique, l’intérêt est plus discutable : l’entraînement et une bonne technique de marche restent plus efficaces et bien moins chers.
Concernant la rééducation, prudence : le MO/GO n’est pas présenté comme un dispositif médical. En cas de pathologie du genou ou de reprise après blessure, demandez l’avis de votre médecin ou de votre kinésithérapeute avant d’utiliser ce type d’équipement.
Quelles sont les limites du MO/GO ?
Le MO/GO reste un produit de niche. Plusieurs points freinent sa diffusion :
| Point | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|
| Prix | Très supérieur à un pantalon technique classique ; tarif à vérifier auprès d’Arc’teryx |
| Disponibilité | Diffusion limitée, d’abord en Amérique du Nord lors de l’annonce |
| Autonomie | Dépend de la batterie : adaptée à la journée, contraignante en itinérance |
| Poids | Le module motorisé alourdit l’équipement |
| Conditions | Électronique à protéger de la pluie, du froid et des chocs |
| Entretien | Modules à retirer avant lavage, recharge à prévoir |
Il faut aussi garder en tête qu’une assistance électrique peut donner l’illusion de capacités supérieures. Une panne de batterie en haut d’une longue descente laisse le randonneur avec ses seules jambes : l’itinéraire doit rester adapté à son niveau réel.
Quelles alternatives pour soulager ses jambes en randonnée ?
Sans technologie coûteuse, plusieurs solutions éprouvées réduisent la fatigue et la charge sur les genoux :
- Les bâtons de marche : bien réglés, ils répartissent une partie de l’effort sur les bras et soulagent les genoux en descente. Consultez nos conseils sur les erreurs à éviter avec ses bâtons de marche.
- La technique de descente : petits pas, genoux légèrement fléchis, appuis sur tout le pied.
- L’allègement du sac : chaque kilo en moins réduit la charge sur les articulations.
- Des chaussures adaptées, avec un bon amorti et à la bonne pointure : voir notre guide pour choisir ses chaussures pour les longues randonnées.
- Le renforcement musculaire des cuisses et des mollets avant la saison.
Si vous souffrez des genoux en marchant, notre article sur les douleurs de genou en marchant donne des pistes, à compléter par l’avis d’un professionnel de santé.
Quel avenir pour les exosquelettes en randonnée ?
Le MO/GO illustre une tendance plus large : l’arrivée de technologies d’assistance issues de la robotique médicale et industrielle dans les loisirs de plein air, comme l’assistance électrique l’a fait pour le vélo. D’autres fabricants développent des exosquelettes légers destinés à la marche, plus ou moins aboutis.
Leur démocratisation dépendra de la baisse des prix, de l’allègement des batteries et de la fiabilité en conditions réelles (pluie, froid, boue). Pour suivre ces évolutions, notre dossier sur les innovations high-tech en randonnée fait le point sur les autres équipements connectés.
En attendant, le pantalon motorisé reste une solution intéressante pour quelques profils précis, pas une révolution pour tous les randonneurs. Avant d’investir, mieux vaut tester les solutions classiques et, si possible, essayer le produit en magasin.
Questions fréquentes
Qui fabrique le pantalon MO/GO ?
Le MO/GO est conçu par Skip, une entreprise issue de X, le laboratoire d’innovation d’Alphabet (maison mère de Google), en partenariat avec la marque outdoor canadienne Arc’teryx. Arc’teryx apporte son expertise du vêtement technique, Skip la partie robotique.
Comment fonctionne un pantalon de randonnée motorisé ?
Des capteurs analysent le mouvement de la jambe et un petit moteur placé au niveau du genou délivre une assistance au bon moment. En montée, il aide à étendre la jambe ; en descente, il absorbe une partie de l’effort de freinage habituellement supporté par les quadriceps et les genoux.
Le pantalon MO/GO est-il disponible en France ?
Lors de son annonce, le MO/GO a été présenté comme destiné d’abord au marché nord-américain, avec une diffusion limitée. Sa disponibilité en France et son prix sont à vérifier directement auprès d’Arc’teryx avant tout projet d’achat.
Un exosquelette peut-il soulager les douleurs de genou en randonnée ?
L’assistance motorisée est conçue pour réduire la charge sur les genoux, surtout en descente. Elle ne constitue toutefois pas un dispositif médical : en cas de douleurs articulaires, l’avis d’un médecin ou d’un kinésithérapeute reste indispensable avant de reprendre la randonnée.
Sources et liens utiles
Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.
