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Ski de randonnée et freeride : les accessoires indispensables à emporter

Ski de randonnée et freeride : les accessoires indispensables à emporter
En bref

En ski de randonnée et en freeride, le trio de sécurité avalanche DVA, pelle et sonde est obligatoire pour chaque membre du groupe, avec la formation pour s’en servir. S’y ajoutent des peaux d’ascension et des couteaux adaptés aux skis, un sac à dos de 25 à 35 litres (éventuellement airbag), un casque, des lunettes et masque, et une tenue en trois couches.

À retenir
  • Le DVA, la pelle et la sonde forment un ensemble indissociable : chaque skieur du groupe doit porter les trois.
  • Le matériel de sécurité n’est utile que si l’on sait s’en servir : un entraînement régulier à la recherche de victimes est indispensable.
  • Les peaux d’ascension existent en mohair, en nylon ou en mélange, avec un compromis entre glisse et accroche.
  • Les couteaux (crampons à ski) sécurisent la montée sur neige dure ou glacée, notamment dans les traversées.
  • Le bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BERA) de Météo-France se consulte avant chaque sortie hors-piste.
Sommaire
  1. Quel est le matériel de sécurité avalanche indispensable ?
  2. Comment choisir son sac à dos de ski de randonnée ?
  3. Quelles peaux d’ascension choisir ?
  4. À quoi servent les couteaux ?
  5. Casque, masque et lunettes : que faut-il prévoir ?
  6. Comment s’habiller pour le ski de randonnée ?
  7. Quels autres accessoires emporter ?
  8. Comment préparer sa sortie en sécurité ?
  9. La liste à retenir

Le ski de randonnée consiste à monter les pentes enneigées à ski grâce à des peaux fixées sous les semelles, puis à redescendre en dehors des pistes balisées. Le freeride, lui, désigne le ski hors-piste pratiqué le plus souvent depuis les remontées mécaniques. Les deux activités partagent un même terrain : la neige non sécurisée, exposée au risque d’avalanche.

Au-delà des skis, des fixations et des chaussures, une série d’accessoires conditionne la sécurité et le confort de la sortie. Ce guide de la rédaction liste le matériel indispensable, explique à quoi sert chaque élément et comment le choisir, avant les premières sorties de l’hiver.

Quel est le matériel de sécurité avalanche indispensable ?

Le matériel de sécurité avalanche se compose de trois éléments indissociables : le DVA (détecteur de victimes d’avalanche), la pelle et la sonde. Chaque membre du groupe doit porter les trois : en cas d’ensevelissement, ce sont les compagnons présents sur place qui ont le plus de chances de retrouver la victime rapidement.

Le DVA

Le DVA est un émetteur-récepteur porté sur soi, sous la veste, en mode émission pendant toute la sortie. En cas d’avalanche, les autres skieurs passent en mode recherche pour localiser la victime. Les modèles actuels sont numériques, à trois antennes, et indiquent direction et distance. Un test de groupe au départ, pour vérifier que chaque appareil émet et reçoit, est une habitude à prendre.

La sonde

La sonde est une perche pliante, généralement de 2,4 à 3 m, qui permet de localiser précisément la victime sous la neige une fois la zone réduite grâce au DVA. Les modèles en aluminium ou en carbone se déploient en quelques secondes.

La pelle

La pelle sert à dégager la victime, souvent enfouie sous une neige compacte. Une pelle à lame métallique et manche télescopique est nettement plus efficace qu’une pelle en plastique. Pelleter une avalanche est épuisant : la technique du dégagement en groupe, par rotation, s’apprend en formation.

Ce matériel ne sert à rien sans entraînement. Les clubs alpins, les bureaux de guides et l’ANENA proposent des sessions de formation, et de nombreuses stations installent des parcs d’entraînement DVA en accès libre.

Comment choisir son sac à dos de ski de randonnée ?

Le sac à dos transporte le matériel de sécurité, les peaux à la descente, une couche chaude, l’eau et le ravitaillement. Pour une sortie à la journée, un volume de 25 à 35 litres convient à la plupart des skieurs.

Les critères utiles sont une poche séparée et accessible pour la pelle et la sonde, un système de portage des skis (en diagonale ou en A) pour les passages à pied, un porte-piolet si l’on vise des sommets et une ouverture dorsale pour accéder au contenu sans vider le sac. Nos conseils pour choisir un sac à dos de randonnée et pour bien porter son sac s’appliquent aussi en hiver.

La vidéo ci-dessous passe en revue les accessoires essentiels en ski de randonnée.

Vidéo : Ski de randonnée et freeride : les accessoires indispensables à emporter

Le sac airbag

Le sac airbag contient un ballon qui se gonfle en quelques secondes grâce à une poignée, pour aider le skieur emporté à rester près de la surface de l’avalanche. Il est surtout répandu en freeride. Il ne dispense ni du trio DVA-pelle-sonde, ni d’une bonne analyse des conditions, et il alourdit le sac de un à deux kilos environ selon les modèles.

Quelles peaux d’ascension choisir ?

Les peaux d’ascension sont des bandes de tissu collées sous les skis, dont les poils orientés vers l’arrière glissent vers l’avant et accrochent vers l’arrière. On distingue trois grandes familles :

Type de peauGlisseAccrocheDurabilitéPour qui ?
MohairExcellenteMoyenneMoyenneSkieurs légers, randonneurs rapides
Mélange mohair-nylonBonneBonneBonnePolyvalent, la plupart des pratiquants
Nylon (synthétique)MoyenneTrès bonneTrès bonneDébutants, pentes raides, usage intensif

Les peaux doivent être taillées à la largeur exacte des skis, carres laissées libres, et équipées d’une attache à la spatule et au talon compatible avec les skis. La colle doit être protégée de la poussière et du froid : on les range collées sur elles-mêmes ou sur une feuille de protection, et on les garde au chaud contre soi par grand froid.

À quoi servent les couteaux ?

Les couteaux, ou crampons à ski, sont des lames métalliques fixées sous la chaussure au niveau de la fixation. Ils mordent dans la neige dure ou glacée et évitent de déraper dans les traversées, notamment le matin sur une neige regelée. Ils doivent correspondre à la largeur des skis et au modèle de fixation. Pour les pentes les plus raides, des crampons d’alpinisme et un piolet sont parfois nécessaires.

Casque, masque et lunettes : que faut-il prévoir ?

Le casque est fortement conseillé en freeride et à la descente en ski de randonnée. Des modèles légers et ventilés existent, parfois certifiés à la fois pour le ski et l’alpinisme. Une protection dorsale peut compléter l’équipement du freerider.

Pour les yeux, prévoyez des lunettes de soleil de catégorie 3 ou 4 pour la montée et un masque pour la descente ou le mauvais temps. La réverbération sur la neige est intense en altitude et l’ophtalmie des neiges survient vite sans protection.

Comment s’habiller pour le ski de randonnée ?

La tenue repose sur le système des trois couches, adapté à un effort intense à la montée suivi d’une descente au froid.

  • Première couche : sous-vêtement technique en laine mérinos ou synthétique, qui évacue la transpiration.
  • Deuxième couche : polaire légère ou veste isolante respirante.
  • Troisième couche : veste et pantalon imperméables et respirants (membrane type Gore-Tex) ou softshell selon la météo.
  • Pour les pauses : une doudoune compressible, à enfiler dès l’arrêt au sommet (voir notre guide pour bien choisir sa doudoune).
  • Extrémités : deux paires de gants (fins pour la montée, chauds pour la descente), un bonnet, un tour de cou.

Quels autres accessoires emporter ?

  • Une gourde isotherme ou une bouteille dans une housse, pour éviter que l’eau ne gèle.
  • Des barres et fruits secs, faciles à manger sans enlever les gants.
  • Une lampe frontale, en cas de retour tardif.
  • Une trousse de premiers secours et une couverture de survie.
  • Un téléphone chargé et une batterie externe, protégés du froid.
  • Un petit kit de réparation : sangle, ruban adhésif, tournevis multifonction, fart de peau.
  • De la crème solaire et un stick à lèvres à indice élevé.

Comment préparer sa sortie en sécurité ?

Le meilleur équipement ne remplace pas une bonne préparation. Avant chaque sortie hors-piste, consultez le bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BERA) publié par Météo-France, qui évalue le risque sur une échelle de 1 à 5, et la météo de montagne. Choisissez un itinéraire adapté au niveau du groupe et aux conditions, prévenez un proche de votre parcours et gardez en tête le numéro d’urgence 112.

Pour débuter, la rédaction recommande de partir avec un guide de haute montagne ou un club alpin. Notre article consacré au ski de randonnée et à l’exploration en montagne présente la discipline plus en détail.

La liste à retenir

Avant de partir, vérifiez cinq points : DVA allumé et testé, pelle et sonde dans le sac, peaux et couteaux adaptés à vos skis, couches chaudes et protections des yeux, et bulletin avalanche consulté. Avec ce socle, chaque sortie en ski de randonnée ou en freeride commence sur de bonnes bases.

Questions fréquentes

Quel matériel est obligatoire en ski de randonnée ?

Aucun texte ne rend un matériel obligatoire pour le particulier, mais le trio DVA, pelle et sonde est considéré comme le minimum de sécurité par tous les professionnels de la montagne. S’y ajoutent des skis de randonnée avec fixations adaptées, des chaussures de ski de randonnée, des peaux d’ascension et des couteaux.

Quelle est la différence entre un DVA analogique et numérique ?

Les DVA modernes sont numériques et dotés de trois antennes : ils indiquent la direction et la distance de la victime et facilitent la gestion de plusieurs ensevelis. Les anciens modèles analogiques, à une antenne, demandent beaucoup plus d’entraînement. Pour un premier achat, un DVA numérique à trois antennes est recommandé.

Un sac airbag est-il indispensable en freeride ?

Un sac airbag n’est pas obligatoire, mais il peut réduire le risque d’ensevelissement complet en cas d’avalanche en maintenant le skieur près de la surface. Il ne remplace ni le trio DVA-pelle-sonde, ni l’analyse du risque avant la sortie. Il est plus lourd et plus coûteux qu’un sac classique.

Quelle taille de sac pour le ski de randonnée ?

Pour une sortie à la journée, un sac de 25 à 35 litres suffit en général pour la pelle, la sonde, les peaux, une couche chaude, l’eau et le pique-nique. Pour un raid en refuge sur plusieurs jours, il faut plutôt compter 35 à 45 litres. Un compartiment dédié au matériel de sécurité est pratique.

Faut-il un casque en ski de randonnée ?

Le casque est fortement recommandé en freeride et à la descente en ski de randonnée, où les chutes sur rochers ou sur neige dure sont possibles. Des casques légers, homologués pour le ski et parfois aussi pour l’alpinisme, permettent de le porter aussi à la montée sans surchauffe excessive.

Sources et liens utiles

Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.