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Ordre d’application de la crème solaire en randonnée : les erreurs à éviter

Ordre d’application de la crème solaire en randonnée : les erreurs à éviter
En bref

En randonnée, on applique d’abord la crème solaire, on la laisse pénétrer une quinzaine de minutes, puis on met le répulsif anti-moustique ou anti-tiques par-dessus. C’est l’ordre recommandé par les autorités sanitaires, car un répulsif appliqué sous la crème est mal réparti et le DEET peut réduire l’efficacité du filtre solaire. Les produits deux-en-un sont déconseillés : la crème se réapplique bien plus souvent que le répulsif.

À retenir
  • L’ordre recommandé est crème solaire d’abord, répulsif ensuite, après un temps de pénétration d’environ 15 minutes.
  • Les produits combinés crème solaire et répulsif sont déconseillés, car les deux ne se réappliquent pas au même rythme.
  • La crème solaire se réapplique environ toutes les deux heures et après une forte transpiration ; le répulsif selon la durée indiquée sur l’étiquette.
  • Le rayonnement UV augmente d’environ 10 % tous les 1 000 m d’altitude selon l’OMS, et la neige peut en réfléchir une grande partie.
  • DEET, icaridine, IR3535 et PMD (eucalyptus citronné) sont les principales substances répulsives ; enfants et femmes enceintes demandent un avis médical ou pharmaceutique.
Sommaire
  1. Dans quel ordre appliquer crème solaire et anti-moustique ?
  2. Comment bien appliquer les deux produits, étape par étape ?
  3. Quand réappliquer la crème solaire et le répulsif en randonnée ?
  4. Pourquoi le soleil est-il plus dangereux en montagne ?
  5. Quels vêtements pour réduire la quantité de produits ?
  6. Quel répulsif choisir : DEET, icaridine ou alternatives ?
  7. Les bons réflexes à retenir

Au départ d’un sentier d’été, beaucoup de randonneurs enchaînent crème solaire et spray anti-moustique sans se poser de question. Pourtant, l’ordre d’application a une importance : il conditionne l’efficacité des deux produits et la quantité de substances qui reste sur la peau.

La règle est simple et fait consensus chez les autorités sanitaires : crème solaire d’abord, répulsif ensuite. Cet article de la rédaction explique pourquoi, comment appliquer chaque produit, quand les renouveler en montagne et quelles substances répulsives choisir selon les situations. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, en particulier pour les enfants, les femmes enceintes et les peaux réactives.

Dans quel ordre appliquer crème solaire et anti-moustique ?

Randonneur appliquant de la crème solaire sur son bras au départ d’un sentier de montagne

On applique la crème solaire en premier, sur une peau propre et sèche, puis le répulsif par-dessus une fois la crème pénétrée. C’est l’ordre préconisé notamment par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains et repris par la plupart des pharmaciens.

L’erreur la plus répandue consiste à faire l’inverse : pulvériser l’anti-moustique puis étaler la crème solaire en frottant. La crème étale et dilue alors le répulsif, qui se répartit mal et perd une partie de son efficacité. Surtout, un répulsif placé sous la crème reste ensuite prisonnier sous chaque nouvelle couche de crème lors des réapplications.

Pourquoi le répulsif doit-il être en dernier ?

Un répulsif agit par évaporation à la surface de la peau : il forme autour du corps un nuage qui brouille la détection par les insectes. Recouvert de crème, il agit moins bien. La crème solaire, elle, doit former un film homogène directement sur la peau pour filtrer les UV.

Des travaux de laboratoire ont par ailleurs montré que l’association d’un filtre solaire et du DEET peut augmenter la pénétration du DEET dans la peau, et que le DEET peut diminuer l’indice de protection réel de la crème. L’ampleur de ces effets varie selon les formules : il n’existe pas de chiffre universel, mais ces résultats justifient de séparer les deux produits et de limiter les quantités.

Comment bien appliquer les deux produits, étape par étape ?

Tube de crème solaire et flacon de répulsif posés sur un sac de randonnée

La bonne méthode tient en quatre étapes, à faire de préférence avant de quitter le parking ou le refuge.

  1. Crème solaire : appliquer 20 à 30 minutes avant l’exposition, en quantité suffisante (les dermatologues citent environ 2 mg par cm² de peau, soit l’équivalent d’une cuillère à café pour le visage et le cou). Ne pas oublier les oreilles, la nuque, le dessus des mains, le cuir chevelu dégarni et les mollets.
  2. Temps de pénétration : attendre une quinzaine de minutes que la crème sèche et forme son film.
  3. Répulsif : appliquer ensuite en couche fine, uniquement sur la peau découverte, en tapotant plutôt qu’en frottant. Pour le visage, pulvériser d’abord dans les mains, en évitant les yeux et la bouche.
  4. Lèvres et yeux : un stick labial avec protection UV et des lunettes de soleil complètent la protection.

Le repère à retenir : la crème solaire se met généreusement, le répulsif avec parcimonie. Plus on en met, plus on en absorbe, sans gain de protection au-delà de la dose indiquée. Pour choisir la crème elle-même, consultez notre guide sur les crèmes solaires qui résistent à la transpiration.

La vidéo ci-dessous rappelle les bons gestes d’application de la protection solaire.

Vidéo : Ordre d’application de la crème solaire en randonnée : les erreurs à éviter

Quand réappliquer la crème solaire et le répulsif en randonnée ?

Randonneuse réappliquant de la crème solaire sur son visage lors d’une pause en altitude

La crème solaire se renouvelle environ toutes les deux heures, et plus souvent après une forte transpiration, une baignade ou un essuyage avec une serviette. Le répulsif, lui, se renouvelle selon la durée indiquée sur l’étiquette, qui dépend de sa concentration : souvent plusieurs heures.

Lors des réapplications en cours de journée, la même logique s’applique : crème solaire d’abord, répulsif ensuite si nécessaire. Comme les rythmes diffèrent, on remet souvent la crème seule à la pause de midi, et le répulsif seulement si les insectes sont actifs.

ProduitQuand l’appliquerFréquence de renouvellementPoint de vigilance
Crème solaireEn premier, 20 à 30 min avant l’expositionEnviron toutes les 2 h, et après sueur ou baignadeQuantité souvent insuffisante
Répulsif cutanéEn second, après pénétration de la crèmeSelon l’étiquette (plusieurs heures)Ne pas surdoser, éviter les muqueuses
Produit deux-en-unDéconseilléRythmes incompatiblesSurdosage de répulsif ou manque de protection UV

Pourquoi le soleil est-il plus dangereux en montagne ?

Randonneurs sur une crête ensoleillée en haute montagne avec chapeaux et lunettes de soleil

En montagne, le rayonnement ultraviolet est plus intense qu’en plaine : selon l’Organisation mondiale de la santé, il augmente d’environ 10 % tous les 1 000 mètres d’altitude. L’air plus pur et plus sec filtre moins les UV, et la sensation de fraîcheur fait souvent sous-estimer le risque de coup de soleil.

La neige, les névés et les glaciers réfléchissent une grande partie des UV, qui atteignent alors le dessous du menton, les narines et les yeux. Sur ces terrains, un indice 50+, des lunettes de catégorie 3 ou 4 et une casquette avec protège-nuque sont indispensables. Pour limiter la surface à enduire, les vêtements de protection solaire pour la randonnée et un chapeau de randonnée bien choisi sont très efficaces.

Le soleil de montagne s’accompagne souvent de chaleur en fond de vallée : bien s’hydrater et partir tôt limite aussi les risques, comme l’explique notre article sur les erreurs à éviter par forte chaleur.

Quels vêtements pour réduire la quantité de produits ?

La meilleure façon de limiter les produits sur la peau est de la couvrir. Un tee-shirt à manches longues léger, un pantalon de randonnée et des chaussettes montantes réduisent à la fois l’exposition aux UV et aux piqûres. Les couleurs claires attirent moins certains insectes et facilitent le repérage des tiques.

Certains vêtements sont vendus pré-imprégnés d’insecticide (souvent de la perméthrine) et gardent leur effet pendant un certain nombre de lavages, indiqué par le fabricant. Ils sont intéressants dans les zones à tiques, fréquentes dans les forêts et les prairies de moyenne montagne. Au retour, s’inspecter tout le corps reste indispensable.

Quel répulsif choisir : DEET, icaridine ou alternatives ?

Différents flacons de répulsifs anti-moustiques et anti-tiques pour la randonnée

Quatre substances actives dominent le marché des répulsifs cutanés. Leur efficacité dépend surtout de la concentration et de la durée de protection annoncée sur l’emballage.

SubstancePoints fortsPoints faibles
DEETRéférence historique, large spectre, longue duréeOdeur, peut abîmer certains plastiques et tissus synthétiques
Icaridine (picaridine)Efficacité proche du DEET, peu d’odeur, bien toléréDurée variable selon la concentration
IR3535Bonne tolérance cutanéeDurée d’action souvent plus courte
PMD / eucalyptus citronnéOrigine végétale, efficacité reconnueRéapplications plus fréquentes

Les huiles essentielles seules (citronnelle, géranium) ont une action courte et irrégulière : elles ne suffisent pas en zone infestée ou contre les tiques. Les bracelets répulsifs n’ont pas démontré d’efficacité suffisante pour protéger l’ensemble du corps.

Pour les enfants et les femmes enceintes, les substances et concentrations autorisées sont encadrées : lisez la notice et demandez conseil à un pharmacien ou à votre médecin avant le départ. Les personnes à la peau sensible ou sujettes aux allergies gagnent aussi à tester un nouveau produit avant une longue sortie.

Les bons réflexes à retenir

Crème solaire généreuse en premier, quinze minutes de pause, puis répulsif en fine couche : cet ordre protège mieux et limite l’exposition aux substances actives. En montagne, renouvelez la crème toutes les deux heures, couvrez la peau autant que possible et consultez la liste des erreurs courantes avec la crème solaire avant votre prochaine sortie estivale.

Questions fréquentes

Faut-il mettre la crème solaire avant ou après l’anti-moustique ?

La crème solaire se met en premier, directement sur la peau propre, et le répulsif ensuite, par-dessus. Attendre une quinzaine de minutes entre les deux permet à la crème de former son film protecteur. Cet ordre est celui recommandé par les autorités sanitaires, notamment les CDC américains.

Combien de temps attendre entre crème solaire et répulsif ?

Une quinzaine de minutes suffit généralement pour que la crème pénètre et sèche. On applique ensuite le répulsif en couche fine, sans frotter fort, uniquement sur la peau exposée. Idéalement, la crème est mise 20 à 30 minutes avant l’exposition au soleil.

Les crèmes solaires avec anti-moustique intégré sont-elles une bonne idée ?

Elles sont généralement déconseillées. La crème solaire doit être remise toutes les deux heures environ, alors que le répulsif dure souvent plus longtemps : un produit combiné oblige à surdoser le répulsif ou à sous-doser la protection solaire. Deux produits séparés sont plus sûrs.

Quel indice de crème solaire choisir en montagne ?

En montagne, un indice 50+ est conseillé, surtout en altitude, sur glacier ou sur neige, car le rayonnement UV y est plus intense. Une crème résistante à l’eau tient mieux à la transpiration. Elle se complète par un stick lèvres, des lunettes de catégorie 3 ou 4 et un chapeau.

Quel répulsif utiliser contre les tiques en randonnée ?

Les répulsifs cutanés à base de DEET, d’icaridine, d’IR3535 ou de PMD sont efficaces contre les tiques comme contre les moustiques, à condition de respecter la concentration et la durée indiquées. On peut les compléter par des vêtements longs, clairs, voire imprégnés. Au retour, il faut toujours s’inspecter le corps.

Sources et liens utiles

Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.