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Les trois parcs nationaux d’Islande : Þingvellir, Vatnajökull et Snæfellsjökull

Les trois parcs nationaux d’Islande : Þingvellir, Vatnajökull et Snæfellsjökull
En bref

L’Islande compte trois parcs nationaux : Þingvellir, près de Reykjavik, site historique de l’Alþingi et de la faille entre plaques tectoniques ; Vatnajökull, le plus vaste, autour de la grande calotte glaciaire du même nom, avec Skaftafell et Jökulsárgljúfur ; et Snæfellsjökull, à l’ouest, dominé par un volcan englacé de 1 446 m. La saison de randonnée va surtout de juin à septembre.

À retenir
  • L’Islande possède trois parcs nationaux : Þingvellir, Vatnajökull et Snæfellsjökull.
  • Þingvellir, à environ 40 km de Reykjavik, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004 ; l’Alþingi, l’assemblée islandaise, y siégea dès 930.
  • Le parc du Vatnajökull couvre environ 14 % du pays et est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2019.
  • Le Snæfellsjökull culmine à environ 1 446 m ; son ascension se fait sur glacier et demande un guide ou une expérience de l’alpinisme.
  • La réserve de Hornstrandir, dans les fjords de l’Ouest, n’est accessible qu’en bateau depuis Ísafjörður ou Norðurfjörður, principalement en été.
Sommaire
  1. Combien de parcs nationaux compte l’Islande ?
  2. Que faire au parc national de Þingvellir ?
  3. Quelles randonnées faire dans le parc national du Vatnajökull ?
  4. Pourquoi visiter le parc national de Snæfellsjökull ?
  5. Bonus : la réserve naturelle de Hornstrandir
  6. Quand partir randonner en Islande ?
  7. Quelles précautions prendre pour randonner en Islande ?
  8. Quel parc choisir selon son voyage ?

Terre de volcans, de glaciers et de fjords, l’Islande est l’une des destinations de randonnée les plus spectaculaires d’Europe. Ses trois parcs nationaux – Þingvellir, Vatnajökull et Snæfellsjökull – résument à eux seuls la géologie de l’île : failles tectoniques, calottes glaciaires et volcans englacés.

Chaque parc a son caractère. Þingvellir se visite facilement à la journée depuis Reykjavik ; le Vatnajökull, immense, demande plusieurs jours et une vraie préparation ; le Snæfellsjökull offre un concentré d’Islande sauvage à quelques heures de route de la capitale.

Ce guide de la rédaction présente ce qu’il y a à voir dans chacun, les randonnées possibles, leur niveau, la meilleure saison et les règles de sécurité propres au pays. Un bonus est consacré à la réserve de Hornstrandir, dans les fjords de l’Ouest.

Combien de parcs nationaux compte l’Islande ?

L’Islande compte trois parcs nationaux : Þingvellir (créé en 1930), Snæfellsjökull (2001) et Vatnajökull (2008). Ils sont gérés par l’État et ouverts gratuitement, même si le stationnement est payant sur certains sites très fréquentés.

ParcSituationPoints fortsNiveau des randonnées
ÞingvellirSud-Ouest, environ 40 km de ReykjavikFaille entre plaques, site de l’Alþingi, faille de SilfraFacile, sentiers aménagés
VatnajökullSud-Est, Hautes Terres et Nord-EstCalotte glaciaire, Skaftafell, Jökulsárgljúfur, volcansDe facile à très engagé
SnæfellsjökullPointe de la péninsule de Snæfellsnes, OuestVolcan englacé, côtes de lave, falaisesFacile sur la côte, alpin au sommet

D’autres hauts lieux de la randonnée islandaise, comme Landmannalaugar, point de départ du célèbre trek du Laugavegur, ou la presqu’île de Hornstrandir, ont le statut de réserve naturelle et non de parc national.

Que faire au parc national de Þingvellir ?

Þingvellir est le parc le plus accessible d’Islande et l’étape incontournable du « Cercle d’or » avec Geysir et la cascade de Gullfoss. Si vous cherchez que faire et voir en Islande, c’est souvent par ce site que commence un voyage sur l’île.

Paysage islandais de lave, de mousse et de montagnes, typique des parcs nationaux d’Islande
  • Le site historique de l’Alþingi : l’assemblée islandaise s’y est réunie à partir de 930, ce qui en fait l’un des plus anciens parlements du monde. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004.
  • La faille d’Almannagjá : un sentier longe cette fracture qui marque la limite entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, qui s’écartent d’environ 2 cm par an.
  • La faille de Silfra : il ne s’agit pas d’un lac mais d’une fissure remplie d’eau de fonte filtrée par la lave, reliée au lac Þingvallavatn. On y pratique la plongée et le snorkeling en combinaison étanche, uniquement avec un prestataire agréé.
  • Les randonnées : le réseau de sentiers balisés, souvent plats, mène à la cascade d’Öxarárfoss et aux anciennes fermes du parc. Comptez de 1 à 4 heures selon la boucle.

Ces balades conviennent aux familles. Prévoyez tout de même une veste imperméable et coupe-vent : même en été, les températures dépassent rarement 15 °C.

Quelles randonnées faire dans le parc national du Vatnajökull ?

Le parc du Vatnajökull est le plus grand d’Islande : il couvre environ 14 % du territoire et englobe la calotte glaciaire du Vatnajökull, souvent présentée comme la plus volumineuse d’Europe. Ce territoire de glace et de feu, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2019, réunit glaciers, volcans actifs comme le Grímsvötn et le Bárðarbunga, et canyons creusés par les rivières glaciaires.

Contrairement à une idée reçue, tout le parc n’est pas réservé aux randonneurs chevronnés. Il se divise en plusieurs secteurs aux niveaux très différents.

Skaftafell, au sud

Skaftafell est le secteur le plus fréquenté. La boucle vers la cascade de Svartifoss, encadrée d’orgues basaltiques, se fait en 1 h 30 à 2 heures. Des itinéraires plus longs montent vers le belvédère de Sjónarnípa, face à la langue glaciaire du Skaftafellsjökull, ou vers le sommet du Kristínartindar (environ 1 126 m), une journée exigeante.

Jökulsárgljúfur, au nord

Au nord, le canyon de Jökulsárgljúfur relie le canyon en fer à cheval d’Ásbyrgi à la cascade de Dettifoss, l’une des plus puissantes d’Europe. Un sentier d’environ 30 km permet de suivre le canyon en deux jours.

Glaciers et Hautes Terres

Marcher sur la glace ou s’aventurer dans les Hautes Terres est une autre affaire. Les glaciers sont crevassés et changeants : une randonnée glaciaire se fait toujours avec un guide certifié, qui fournit crampons et baudrier. Les pistes des Hautes Terres, accessibles seulement l’été en véhicule 4x4, traversent des zones isolées sans réseau téléphonique.

Pourquoi visiter le parc national de Snæfellsjökull ?

Le parc de Snæfellsjökull occupe l’extrémité de la péninsule de Snæfellsnes, à environ 2 h 30 de route de Reykjavik. Il est dominé par le Snæfellsjökull, stratovolcan coiffé d’un glacier qui culmine vers 1 446 m, rendu célèbre par le roman de Jules Verne Voyage au centre de la Terre.

Moins fréquenté que Þingvellir et plus facile d’accès que le Vatnajökull, il propose des randonnées variées :

  • le sentier côtier entre Arnarstapi et Hellnar, environ 2,5 km, facile, le long de falaises de basalte peuplées d’oiseaux marins ;
  • les plages de galets noirs de Djúpalónssandur et les champs de lave couverts de mousse ;
  • la montée au cratère de Saxhóll, quelques centaines de marches seulement ;
  • l’ascension du Snæfellsjökull, qui se fait sur glacier : elle demande un guide ou une solide expérience de l’alpinisme, et se tente plutôt au printemps et en début d’été.

Bonus : la réserve naturelle de Hornstrandir

La réserve de Hornstrandir, à l’extrême nord-ouest de l’Islande, est l’un des territoires les plus sauvages d’Europe. Sans route ni habitant permanent, elle n’est accessible qu’en bateau, principalement de juin à août, depuis Ísafjörður ou Norðurfjörður.

On y randonne en totale autonomie, sous tente, sur des sentiers peu marqués qui franchissent cols et rivières à gué. Le renard polaire y est protégé et facile à observer. Il faut emporter toute sa nourriture, savoir s’orienter et prévoir des marées dans le calcul des itinéraires côtiers.

Quand partir randonner en Islande ?

La meilleure période va de fin juin à mi-septembre. C’est la saison où les routes des Hautes Terres ouvrent, où les refuges sont gardés et où les jours sont très longs (presque 24 heures de lumière autour du solstice). Juillet et août concentrent l’essentiel de la fréquentation.

Au printemps et en automne, les secteurs de basse altitude comme Þingvellir ou la côte de Snæfellsnes restent praticables, mais les sentiers d’altitude sont souvent enneigés. L’hiver se prête surtout aux sorties guidées sur glacier et à l’observation des aurores boréales.

Quelles précautions prendre pour randonner en Islande ?

La météo islandaise est la première difficulté : vent violent, pluie et chutes de température peuvent survenir en quelques heures, même en juillet. Avant chaque sortie :

  • consultez les prévisions de l’office météorologique islandais et les alertes du site Safetravel ;
  • déposez votre itinéraire sur Safetravel ou laissez-le à un proche ;
  • emportez des couches chaudes, une veste imperméable, des bâtons pour les gués et de quoi vous orienter hors réseau ;
  • ne vous engagez jamais seul sur un glacier ;
  • en cas d’urgence, composez le 112, numéro unique qui déclenche les secours islandais.

Le hors-piste est interdit en véhicule et la flore, très fragile, met des décennies à se reconstituer : restez sur les sentiers. Pour comparer avec d’autres destinations nordiques, consultez notre guide de la randonnée en Norvège et notre sélection des plus belles destinations de randonnée norvégiennes. D’autres idées figurent dans notre article sur les destinations de randonnée à découvrir l’été en Europe.

Quel parc choisir selon son voyage ?

Pour un séjour court ou une première découverte, Þingvellir et Snæfellsjökull se combinent facilement depuis Reykjavik en deux ou trois jours. Pour les glaciers et les grands espaces, Skaftafell, dans le parc du Vatnajökull, constitue une base idéale sur la route circulaire n° 1. Les randonneurs autonomes et expérimentés trouveront à Hornstrandir une aventure rare, à préparer longtemps à l’avance.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de parcs nationaux en Islande ?

L’Islande compte trois parcs nationaux : Þingvellir, créé en 1930, Snæfellsjökull, créé en 2001, et Vatnajökull, créé en 2008 et de loin le plus étendu. D’autres espaces protégés très fréquentés par les randonneurs, comme Landmannalaugar (réserve de Fjallabak) ou Hornstrandir, ont le statut de réserve naturelle.

Quelle est la meilleure période pour randonner en Islande ?

La saison de randonnée va en général de fin juin à mi-septembre, lorsque les pistes des Hautes Terres sont ouvertes et que les refuges sont gardés. En dehors de cette période, les sentiers d’altitude restent souvent enneigés et les routes F (pistes de montagne) fermées. La météo change très vite, même en plein été.

Peut-on marcher sur un glacier en Islande sans guide ?

Non, c’est fortement déconseillé : les glaciers islandais sont crevassés et leur surface évolue d’une saison à l’autre. Les randonnées glaciaires, par exemple sur les langues du Vatnajökull, se font avec un guide certifié qui fournit crampons, baudrier et piolet. Les sentiers balisés autour des glaciers, eux, se parcourent librement.

Peut-on plonger dans la faille de Silfra ?

Oui, la plongée et le snorkeling dans la faille de Silfra, au parc de Þingvellir, se pratiquent uniquement avec un prestataire agréé. L’eau, à environ 2 à 4 °C toute l’année, impose une combinaison étanche, et la plongée avec bouteille exige un niveau de certification et une expérience de la combinaison étanche.

Sources et liens utiles

Article rédigé et mis à jour par la rédaction de Randonnée Montagne à partir de sources publiques (offices de tourisme, parcs, fédérations, données fabricants). Les conditions en montagne changent vite : vérifiez toujours la météo, l’état des sentiers et la réglementation locale avant de partir. Notre charte éditoriale.